ARTISANAT MIAO

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Le concept de la Maison d'Echo

A l'origine une passion

Au départ se situent des émotions

Dans une Chine de plus en plus modernisée et urbanisée où les traditions sont ignorées voire méprisées, la découverte des minorités ethniques de sud de la Chine, principalement au Yunnan et Guizhou, dont les Miao sont emblématiques, suscite une passion et une envie de renaissance.

Ces peuples qui, pour certains ont résisté depuis des siècles voire des millénaires à une sinisation forcée ou passive, ont su, malgré les guerres et les conquêtes, garder jusqu’ici leur originalité et un artisanat d’une richesse incomparable, loin de toute globalisation.

Sans cesse repoussés vers le sud du pays et réfugiés dans des montagnes aux accès impossibles, ces Maio, Yi, Dai, Hani et autres Dong sont maintenant menacés par l’accélération du développement du pays, synonyme d’uniformisation et de disparition des particularismes locaux.

Une richesse artisanale méconnue

C’est donc un sentiment d’urgence qui nous a motivé pour faire connaître ces peuples si émouvants et il nous est apparu que la reconnaissance de leur culture passait par la diffusion de leurs arts traditionnels

Certes, les extraordinaires broderies des Miao, pour ne citer qu’eux, ont déjà attiré les collectionneurs et fait l’objet d’ouvrages et d’expositions touchant un public hélas encore limité à quelques connaisseurs et voyageurs.

L’acheteur curieux peut ainsi se procurer des bijoux Miao en argent incrustés de broderies, enfouis sous un label « ethnique » rassemblant de façon confuse pièces authentiques et de pacotille venant de peuples extrêmement divers depuis le Népal jusqu’à la Birmanie de l’Inde au Vietnam, dont la région chinoise du Yunnan est le carrefour, sans aucune garantie d’origine.

Mais que sait-on de leurs admirables batiks aux couleurs bleu indigo profond, produits par technique de la cire ou du nouage, sur le bord du lac Erhai ou dans les montagnes du Qiandongnan au sud-est du Guizhou, du travail de l’argent à la main par les Bai ou du papier également fait main par les Dongba, autour de Lijiang dans le nord du Yunnan, des objets traditionnels en bambou des Dai et des Aini, dans le Xishuangbana bordant le Laos et la Birmanie ou des tapis en laine tissés au Tibet ?

Au plus près des savoir-faire

L’échange et le respect mutuel sont nos principes de base et les fondements d’un commerce équitable

Au-delà d’une œuvre muséographique consistant à préserver les souvenirs de ces civilisations en passe d’assimilation mais dont la rareté des objets anciens rend une diffusion massive peu souhaitable, nous souhaitons faire connaitre cet artisanat en le renouvelant et contribuer ainsi au maintien de savoir-faire ancestraux dans les villages-même où ils sont nés, dans une démarche de développement durable.

Nous travaillons donc en direct avec les artisans, auprès desquels il s’approvisionne sans intermédiaires, en s’efforçant de les encourager à repenser leur design sans modifier ni galvauder leur manière de faire pour intégrer l’authenticité d’un héritage culturel dans un art-de-vivre accessible.

Pour ces peuples souvent dépourvus d’écriture, leur art est un témoin de leur histoire, un véritable langage empli de sens transmettant de génération en génération leurs traditions et coutumes qu’il convient de ne pas dénaturer.

Respect et mélange des cultures

Malgré les aléas de l’histoire, l’appartenance des minorités au monde chinois est indéniable

Ce souci de mélange des cultures se traduit aussi par la volonté de ne pas maintenir ces arts des minorités dans un cadre purement ethnique qui laisserait penser qu’il s’agit d’artisanat mineur car minoritaire, loin des grandes civilisations.

Il nous est ainsi apparu important à d’inclure dans nos collections des meubles et objets issus de l’artisanat de la civilisation Han, majorité dominante de la grande Chine dont les minorités ethniques font partie.

Ainsi, que ce soit au travers d’éclats de porcelaines anciennes, des époques Song, Ming ou Qing transformées en bijoux, de l’art du céladon détourné selon des concepts qui sont plus proches de notre art-de-vivre ou de meubles dont la patine des bois tropicaux, l’élégance de style Ming ou au contraire la chaleur des décors tibétains, nous mettons en évidence les influences réciproques de ces cultures qui ont traversé les siècles en symbiose.

La créativité au service de la tradition

Notre souhait est d’éclairer le choix des amateurs en replaçant les objets qu’il choisit dans leur contexte historique et culturel

Un artisanat ne peut survivre que s’il ne reste pas figé dans son passé, c’est pourquoi nous associons des objets anciens ou traditionnels authentiques à des designs revisités contemporains.

Loin de l’image « bas de gamme » de bien des produits chinois diffusés à l’étranger, LA MAISON D’ECHO coopère avec des artisans et créateurs respectueux des savoir-faire hérités et sélectionnant les meilleurs matériaux, pour réaliser des produits de haute qualité entièrement faits à la main, par des villageois fiers de leur culture et ne se présentant pas seulement comme des témoins du passé mais aussi comme les inventeurs d’un futur pour la pérennité de leur art.